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Gummies Phéromones de NEMI, notre avis de professionnels de santé
NEMI

Gummies Phéromones de NEMI, notre avis de professionnels de santé

1.5

Gummies Phéromones NEMI : la liste d'ingrédients ne contient aucune phéromone. Composition, preuves scientifiques, précautions et prix, notre avis complet.

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Notre avis détaillé

Que valent vraiment les Gummies Phéromones de NEMI

Notre note est de 3 sur 10. Elle tient à un fait vérifiable en trente secondes : la liste d'ingrédients publiée par la marque comporte maca, fenugrec, L-arginine, orme rouge, trèfle rouge, persil, menthe poivrée et betterave, plus des arômes, et aucune phéromone.

Le prix est de 39,99 € pour 60 gummies, deux par jour, soit trente jours et environ 1,33 € par jour. La marque annonce des effets en quatre à huit semaines, donc une cure complète revient à 79,98 €.

Une chose est à porter au crédit de NEMI. La marque écrit elle-même que son produit accompagne « la confiance et la présence », et que « lorsque vous vous sentez plus sûre de vous, cela peut naturellement se refléter dans vos interactions ». C'est honnête.

L'essentiel en 30 secondes

  • Aucune phéromone dans la liste d'ingrédients, huit plantes et un acide aminé
  • Aucun dosage en milligrammes publié, pour aucun des huit ingrédients
  • La marque décrit elle-même un effet sur la confiance en soi, ce qui est honnête
  • 39,99 € les trente jours, environ 79,98 € pour la durée annoncée par la marque
  • Vendeur américain, retours à expédier aux États-Unis à vos frais

Au sommaire la composition, la voie orale, la science, la loi, les plantes, le gummy, les avis, les précautions, la réglementation, le comparatif, le vendeur et la FAQ.

Que contiennent réellement les Gummies Phéromones de NEMI

Les Gummies Phéromones de NEMI contiennent maca, fenugrec, L-arginine, orme rouge, trèfle rouge, persil, menthe poivrée et betterave, plus des arômes fruités. La liste publiée par la marque ne comporte aucune phéromone : ce sont des plantes et un acide aminé. Aucun dosage en milligrammes n'est communiqué.

Ingrédient Rôle habituel en complément Dosage publié
MacaDésir sexuel autodéclaré, tonusNon publié
FenugrecLibido masculine, appétitNon publié
L-argininePrécurseur du monoxyde d'azote, vasodilatationNon publié
Orme rougeMucilage, confort digestif et muqueusesNon publié
Trèfle rougeIsoflavones, confort de la ménopauseNon publié
PersilHaleine, chlorophylle, odeur corporelleNon publié
Menthe poivréeFraîcheur de l'haleine, digestionNon publié
BetteraveNitrates, circulation, colorationNon publié

Une nuance mérite d'être créditée, plus intéressante que la critique. Le persil, la menthe poivrée, la betterave, l'orme rouge et le trèfle rouge sont les ingrédients typiques des formules dites « odeur et goût intimes », qui visent l'haleine, la flore et l'odeur corporelle. On les retrouve rarement dans les formules libido, qui misent sur le ginseng, le tribulus ou le safran. Cette liste est donc plus cohérente avec une promesse d'haleine et d'odeur corporelle qu'avec une promesse d'attraction. Elle ne correspond simplement pas au nom qu'elle porte.

Reste un manque de transparence, que nous qualifions comme tel et pas comme un défaut du produit. Aucune valeur nutritionnelle n'est publiée, ni calories, ni sucres, ni polyols, et aucun édulcorant ou additif n'est listé. Précisons enfin que cette formule ne contient ni zinc, ni ginseng, ni tribulus, ni safran.

Une phéromone peut-elle agir si on l'avale

Une phéromone se définit comme un signal chimique émis par un individu dans son environnement, puis détecté par le système olfactif d'un congénère. Avaler une gélule suppose une tout autre chaîne : digestion, absorption, passage sanguin, excrétion cutanée intacte, puis volatilisation. Aucune étude publiée ne documente cette chaîne chez l'humain.

Posons la question calmement. Pour qu'un gummy avalé modifie un signal perçu par autrui, huit étapes devraient s'enchaîner.

  1. L'ingestion du gummy et sa dissolution dans l'estomac.
  2. La digestion des composés végétaux sans destruction de la molécule utile.
  3. Son absorption au niveau intestinal.
  4. Son passage dans la circulation systémique en quantité mesurable.
  5. Son excrétion cutanée ou sudorale sous forme intacte et en quantité suffisante.
  6. Sa volatilisation depuis la peau vers l'air ambiant.
  7. Sa détection par le système olfactif d'un tiers.
  8. Une réponse comportementale de ce tiers, mesurable et reproductible.

Aucun de ces maillons n'est documenté pour un ingrédient de ce produit, et la page ne décrit aucun mécanisme d'action. Ce n'est pas une accusation, c'est un constat de documentation manquante. À ce jour, il n'existe pas d'étude publiée montrant qu'un complément oral modifie l'attractivité perçue par autrui.

Un détail scientifique éclaire la difficulté. Le fenugrec contient du sotolon, qui donne à la sueur et à l'urine une odeur de sirop d'érable, au point d'avoir causé des suspicions de leucinose chez des nourrissons dont la mère en avait consommé. C'est documenté à des doses alimentaires de graines, pas à celles d'un gummy non dosé, et nous n'en tirons aucune alarme. Cela montre à quoi ressemble une modification réellement documentée de l'odeur corporelle, et que cette modification-là ne va pas dans le sens promis.

Un dernier point relève de l'histoire du marketing. Les phéromones se vendent depuis les années 1990 en parfums et sprays cutanés, format au moins cohérent avec un signal olfactif émis. Le marketing a changé de format sans changer d'argument.

Les phéromones humaines ont-elles déjà été identifiées

Commençons par la nuance qui rend le sujet sérieux. Tristram Wyatt, chercheur à Oxford, estime que l'humain, en tant que mammifère, a probablement des phéromones. Sa position n'est pas de nier leur existence, mais de constater qu'aucune n'a été identifiée selon le protocole rigoureux appliqué aux autres espèces.

Dans Proc. R. Soc. B 282(1804):20142994, en avril 2015, il écrit qu'il n'existe aucune preuve robuste, issue d'une identification guidée par bio-essai, pour les affirmations très diffusées selon lesquelles quatre stéroïdes seraient des phéromones humaines, l'androsténone, l'androsténol, l'androstadiénone et l'estratétraénol.

Un point anatomique complète le tableau. L'organe voméronasal n'est pas fonctionnel chez l'humain adulte, comme chez les autres grands singes, sans voie nerveuse fonctionnelle vers le cerveau et avec des gènes de récepteurs largement pseudogénisés.

Il serait malhonnête de taire les résultats positifs. Près de soixante études ont rapporté des effets « significatifs » de l'androstadiénone et de l'estratétraénol. Wyatt les qualifie de « possiblement des faux positifs » dans Phil. Trans. R. Soc. B 375:20190262, en 2020, pour trois raisons, de petits échantillons, un biais de publication et une quasi-absence de réplications.

Pourquoi une réplication en double aveugle pèse-t-elle plus lourd qu'une série d'études isolées ? Parce qu'une petite étude positive peut naître du hasard et être publiée quand même, tandis que les essais négatifs restent dans les tiroirs. Hare et ses collègues ont testé la même hypothèse dans R. Soc. Open Sci. 4:160831, en mars 2017, avec 46 participants sur une tâche de perception du genre et 94 sur une tâche d'attractivité. Résultat, aucun effet, aucune différence sur les notes d'attractivité. Une étude pré-enregistrée de 2024, R. Soc. Open Sci. 11(5):240004, conclut qu'il existe « peu de preuves que l'androstadiénone affecte le comportement prosocial ». Le pré-enregistrement est le remède réclamé par Wyatt, et le résultat reste négatif.

Deux croyances populaires subissent le même sort. Une méta-analyse de 2020 sur le complexe majeur d'histocompatibilité dans le choix du partenaire, préférences olfactives incluses, ne retrouve aucun effet global significatif : le « t-shirt test » ne résiste pas à la méta-analyse. Et l'étude de McClintock de 1971 sur la synchronisation menstruelle a été critiquée pour sa méthodologie statistique et jamais confirmée indépendamment.

  1. 1991 Origine incertaine
    Monti-Bloch et Grosser décrivent quatre stéroïdes, sans préciser ni comment ils ont été identifiés ni comment ils ont été extraits. La publication paraît dans des actes financés par EROX Corporation, laquelle brevetait ces molécules comme phéromones humaines putatives.
  2. Années 1990 à 2010 Résultats non répliqués
    Près de soixante études rapportent des effets « significatifs ». Petits échantillons, biais de publication, absence de réplication.
  3. 2015 Absence de preuve robuste
    Wyatt, dans Proc. R. Soc. B, conclut qu'aucune preuve robuste issue d'une identification guidée par bio-essai n'étaye ces quatre molécules.
  4. 2017 Réplication négative
    Hare et al., en double aveugle, avec 46 puis 94 participants. Aucun effet sur la perception du genre, aucune différence d'attractivité.
  5. 2020 à 2024 Toujours négatif
    Wyatt qualifie ces résultats de possibles faux positifs, et une étude pré-enregistrée de 2024 trouve peu de preuves d'un effet sur le comportement prosocial.

En résumé, voici la chronologie. 1. 1991, quatre stéroïdes sont présentés comme phéromones humaines putatives. 2. Années 1990-2010, environ 60 études rapportent des résultats significatifs. 3. 2015, Wyatt établit l'absence de preuve robuste. 4. 2017, Hare et al. échouent à reproduire l'effet en double aveugle. 5. 2020-2024, la revue de reproductibilité et une étude pré-enregistrée restent négatives.

Ce que promettent les phéromones NEMI face à ce que dit la science

Le tableau ci-dessous met côte à côte trois lectures d'une même page produit, ce que la promesse suggère, ce que les données publiées permettent d'affirmer, et ce que le cadre européen autorise à écrire. La troisième colonne n'est pas un réquisitoire, c'est un rappel de ce qui est dicible.

Ce que suggère la promesse Ce que dit la science Ce que la loi autorise à dire
« Phéromones »Aucune phéromone humaine identifiée à ce jour selon un protocole rigoureux, et aucune phéromone dans la liste d'ingrédientsNom commercial ; la réglementation des allégations ne prévoit rien qui permette de revendiquer un effet de séduction
« Pouvoir d'attraction »Hare et al. 2017, aucune différence sur les notes d'attractivité en double aveugleAucune allégation autorisée sur l'attractivité ou la séduction (UE 432/2012)
« Agit de l'intérieur »Aucune étude ne documente le passage d'un actif ingéré vers un signal olfactif détecté par un tiersAucune allégation autorisée sur l'odeur corporelle attractive
« Désir et libido »Maca et fenugrec ont des essais positifs sur le désir autodéclaré, à 1,5 à 3 g par jour, dosage non publié iciAllégations plantes en régime transitoire « on hold », non validées par l'EFSA
« Formule naturelle »Origine végétale, mais 5 des 8 ingrédients n'ont aucun essai humain sur le désir« Naturel » n'est pas une allégation de santé et n'implique aucune efficacité
Encadré pédagogique, testostéroneLa seule allégation autorisée est portée par le zinc, et ce produit n'en contient pas« Contribue au maintien d'un taux normal de testostérone » = maintien dans la normale, ni augmentation, ni désir, ni effet sur autrui

Deux lignes méritent un commentaire. Celle du « pouvoir d'attraction », parce qu'elle est la seule dont l'hypothèse a été testée directement en double aveugle, avec un résultat négatif. Celle de la testostérone, parce qu'elle illustre le fossé entre ce qui est autorisé et ce qui est vendu. La seule formulation légale du créneau parle de maintien d'un paramètre dans la normale, ce qui n'est ni une promesse d'augmentation, ni une promesse de désir, ni une promesse d'effet sur autrui.

Les plantes des gummies NEMI agissent-elles vraiment sur le désir

Trois des huit ingrédients disposent de données humaines, et cinq n'en ont aucune sur le sujet annoncé.

Actif Niveau de preuve humaine Dose des essais contre dose NEMI
MacaEssais contrôlés randomisés, désir autodéclaré1 500 à 3 000 mg/j contre dose non publiée
FenugrecEssais sur extrait breveté, surtout chez l'homme600 mg/j d'extrait standardisé contre dose non publiée
L-arginineUne formule combinée, effet non attribuable à l'actif seulFormule multi-ingrédients contre dose non publiée
Trèfle rouge, persil, menthe poivrée, betterave, orme rougeAucun essai humain identifié sur le désir ou l'attractivitéSans objet, dose non publiée

La maca est la mieux documentée. Un essai contrôlé randomisé de douze semaines chez des hommes de 21 à 56 ans, à 1 500 ou 3 000 mg par jour, montre une amélioration du désir sexuel autodéclaré dès la huitième semaine, sans modification de la testostérone ni de l'œstradiol. Une revue recense deux essais positifs et un négatif, sur des échantillons limités. Sur la dysfonction induite par les ISRS, 3 g par jour sont efficaces, contre 1,5 g sans effet.

Le fenugrec dispose de deux essais positifs, l'un à 600 mg par jour d'un extrait standardisé breveté pendant six semaines chez 60 hommes, l'autre sur douze semaines chez 120 hommes. Trois réserves, c'est un extrait breveté précis et non des graines, la population testée est majoritairement masculine, et ces travaux sont souvent financés par le fabricant de l'extrait.

La L-arginine a été testée chez la femme dans une formule combinée associant L-arginine, ginseng, ginkgo, damiana, vitamines et zinc, chez 77 participantes en quatre semaines, avec 70,6 % d'amélioration contre 41,9 % sous placebo. L'effet n'est pas attribuable à un ingrédient isolé, et cette formule n'est pas celle de NEMI.

Le point méthodologique central est le suivant. Les essais positifs sur la maca portent sur 1,5 à 3 g par jour, pour un seul actif, quand deux gummies pèsent quelques grammes au total pour huit ingrédients. En l'absence de dosages publiés, il est impossible de vérifier si les quantités correspondent à celles des essais cliniques.

Une dernière remarque vaut pour tout le dossier. Même les études les plus favorables mesurent un désir autodéclaré, jamais une attractivité perçue par un tiers.

Le format gummy peut-il délivrer une dose active dans les phéromones NEMI

La contrainte est d'abord physique. Un gummy pèse en général entre deux et quatre grammes, dont l'essentiel est occupé par les sucres ou les polyols, la pectine ou la gélatine, l'eau et les arômes. La place résiduelle pour les actifs se compte en centaines de milligrammes au mieux, et elle doit ici être partagée entre huit ingrédients.

Rapportez cela aux 1,5 à 3 g par jour des essais sur la maca, pour un seul actif, et l'ordre de grandeur devient parlant. Nous n'affirmons pas que les doses sont insuffisantes, nous constatons qu'elles sont invérifiables. L'absence de valeurs nutritionnelles interdit même de déduire la masse totale des gummies, donc la place réellement disponible. Nous avons détaillé ailleurs la limite du format gummy pour délivrer une dose active, et le raisonnement s'applique tel quel ici.

Que racontent les avis sur l'effet phéromone

Un constat revient dans presque tous les retours positifs. Les utilisatrices satisfaites décrivent un ressenti interne, « je me sens plus confiante », plutôt qu'un effet observé sur autrui. C'est la signature d'un effet d'attentes.

Le vocabulaire côté enthousiaste est parlant, « pouvoir d'attraction », « sublimer votre aura », « on se retourne sur moi », « les regards changent », « confiance en moi », « effet aimant ». Côté doute, on lit « arnaque ou vraiment efficace », « placebo », « c'est que du vent », « escroquerie olfactive ».

Disons-le nettement. Se sentir plus sûre de soi modifie réellement la posture, le regard, la voix et donc les interactions. Ce n'est pas rien, et ce n'est pas une illusion. Ce qui est en cause, uniquement, c'est l'attribution de cet effet à une phéromone. Sur ce point, la marque est plus honnête que son propre nom commercial, puisqu'elle décrit elle-même ce mécanisme sur sa page.

Côté chiffres, la page affiche 4,8 sur 5 pour 3 675 avis, sans avis textuel visible et sans plateforme tierce. Il s'agit d'une note affichée en propre, non vérifiable de manière indépendante sur ce produit. Trustpilot donne pour la marque environ 3,6 sur 5 sur 185 avis, agrégé par un tiers et à revérifier, avec des critiques sur des délais de sept semaines, des colis dédouanés depuis la Chine pour un produit présenté comme français, et un service client non répondant.

La signature du placebo

Quand un produit promet un effet sur autrui et que les retours positifs décrivent un ressenti personnel, l'hypothèse la plus économique est celle d'un effet d'attentes. Cela ne rend pas l'expérience fausse, cela déplace l'explication du flacon vers la personne.

Quels risques et précautions avec les gummies phéromones NEMI

Ingrédient Précaution
Orme rougeMucilage qui ralentit et réduit l'absorption des médicaments pris au même moment
Trèfle rougeIsoflavones à activité œstrogénique, déconseillé par précaution en cas de cancer hormonodépendant
FenugrecDéconseillé pendant la grossesse, troubles digestifs, odeur de sirop d'érable chez le nourrisson allaité
L-argininePrudence en cas d'herpès récidivant et avec les vasodilatateurs ou les dérivés nitrés
Base du gummyPolyols, sucres et calories non publiés, information manquante

Le conseil que personne ne donne, l'orme rouge

C'est le point de sécurité le plus concret de cette formule. Le mucilage d'orme rouge forme un gel visqueux dans le tube digestif, qui ralentit et réduit l'absorption des médicaments pris en même temps. Espacez donc la prise d'au moins deux heures de tout traitement, et parlez-en à votre pharmacien, notamment sous contraception orale ou traitement thyroïdien.

Le trèfle rouge appelle une vigilance particulière en cas d'antécédent de cancer hormonodépendant, ses isoflavones ayant une activité œstrogénique. L'ANSES retient comme repère de ne pas dépasser 1 mg par kilo et par jour d'isoflavones aglycones. La teneur n'étant pas publiée ici, l'exposition réelle n'est pas quantifiable. Le fenugrec est déconseillé pendant la grossesse, en raison d'un usage traditionnel utérotonique, et peut provoquer des troubles digestifs. La L-arginine impose de la prudence en cas d'herpès récidivant et avec les vasodilatateurs ou les dérivés nitrés.

Côté nutrivigilance, nous n'avons identifié aucun signalement portant sur ce produit. Précisons qu'une absence de signalement n'est pas une preuve d'innocuité. Voyez aussi comment reconnaître un complément « sexuel » frelaté.

Que dit la réglementation sur les allégations phéromones et libido

Aucune allégation de santé autorisée dans l'Union européenne ne porte sur la libido, le désir sexuel, l'attractivité, la séduction ou le « pouvoir d'attraction ». Le registre du règlement UE 432/2012 ne contient rien de tel, pour aucun nutriment et aucune plante.

Ce que le zinc a le droit de dire, et ce qu'il n'a pas le droit de dire

Deux allégations sont autorisées pour le zinc, « contribue au maintien d'un taux normal de testostérone dans le sang » et « contribue à une fertilité et une reproduction normales ». C'est un énoncé de maintien d'un paramètre dans la normale, chez des personnes dont l'apport est adéquat. Ni promesse d'augmentation, ni promesse de désir, ni a fortiori promesse d'effet sur autrui. Repère utile : ce produit ne contient pas de zinc.

Les allégations sur les plantes, maca et fenugrec compris, relèvent du régime transitoire dit « on hold », tolérées en attendant une évaluation jamais menée à son terme, mais non validées par l'EFSA. Quant au nom du produit, le terme relève d'un positionnement commercial ; la réglementation des allégations de santé ne prévoit rien qui permette de revendiquer un effet de séduction. Nous ne tranchons pas la qualification juridique de cette dénomination.

Une mention mérite d'être clarifiée sans procès d'intention. La page produit affiche « Approuvé par la FDA ». Or la FDA n'approuve pas les compléments alimentaires avant leur commercialisation, elle enregistre les établissements de fabrication et intervient a posteriori. Une telle mention ne vaut donc pas validation d'efficacité ni de composition.

Pour situer le contexte, la DGCCRF a publié en 2023 une enquête sur les compléments alimentaires, avec environ 270 établissements contrôlés, près d'un tiers en anomalie, 71 injonctions, 25 procès-verbaux pénaux et 5 procès-verbaux administratifs. Les produits visant l'amélioration des performances sexuelles y sont cités comme catégorie à risque. Rien n'indique que ce soit le cas ici, il s'agit d'un contexte de marché.

Comment situer les gummies phéromones NEMI face aux autres gummies libido

Produit Prix Actifs clés Dosages publiés Contre-indications affichées
Gummies Phéromones NEMI39,99 €, environ 1,33 €/jourMaca, fenugrec, L-arginine, orme rouge, trèfle rouge, persil, menthe poivrée, betteraveAucunAucune affichée
Spaïcy Gummies aphrodisiaques29,90 €Damiana, maca, safran, vitamine A, biotinePartielsGrossesse, allaitement, antécédent de cancer du sein, antidépresseurs
French Mush Gummies Libidoenviron 20 à 30 €Cordyceps bio, maca, safran, zincPartielsMentions d'usage standard

NEMI est le plus cher du panel, et le seul à revendiquer un effet sur la perception par autrui plutôt que sur le ressenti personnel. C'est une promesse d'une autre nature, et beaucoup plus difficile à soutenir.

Spaïcy affiche explicitement ses contre-indications, grossesse, allaitement, antécédent de cancer du sein et antidépresseurs, ce que NEMI ne fait pas. La comparaison est factuelle et joue en faveur du lecteur. French Mush est le seul du panel à contenir du zinc, donc le seul en position de porter une allégation autorisée.

Pour élargir, nous avons analysé ailleurs les compléments qui visent le désir par voie interne.

Qui commercialise les gummies phéromones NEMI

L'éditeur est ALDA-MARKET LLC, société de droit américain, EIN 38-4254060, à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, avec pour directeur de publication « Alex D. K. ». Aucune entité française n'est identifiée. Un point d'équilibre mérite d'être noté, les mentions légales indiquent le droit français applicable et les tribunaux français compétents pour les consommateurs résidant en France, clause favorable au consommateur.

L'information pratique la plus utile est ailleurs. La rétractation de quatorze jours est conforme au droit de l'Union, mais l'adresse de retour est aux États-Unis, et « le consommateur supporte les frais directs de retour sauf mention contraire ». Un retour transatlantique peut coûter plus cher que le produit. Le bandeau « garantie 30 jours » du site n'est pas détaillé dans les CGV. Voyez aussi l'autre gamme de gummies MyNemi, et ce qu'on y a trouvé sur le vendeur.

Vos questions sur les gummies phéromones de NEMI

Les gummies phéromones de NEMI contiennent-ils des phéromones

Non. La liste d'ingrédients publiée par la marque comporte maca, fenugrec, L-arginine, orme rouge, trèfle rouge, persil, menthe poivrée et betterave, plus des arômes. Aucune phéromone n'y figure. Le mot « phéromones » correspond ici au nom commercial du produit, pas à un ingrédient actif de la formule.

Peut-on prendre les gummies NEMI avec un traitement médicamenteux

Le mucilage d'orme rouge présent dans la formule peut ralentir et réduire l'absorption des médicaments pris au même moment. Par précaution, espacez la prise d'au moins deux heures de tout traitement, et demandez l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien si vous suivez un traitement chronique.

Que signifie la mention Approuvé par la FDA sur la page NEMI

La FDA n'approuve pas les compléments alimentaires avant leur commercialisation. Elle enregistre les établissements de fabrication et intervient a posteriori. Une mention de ce type ne constitue donc pas une validation de l'efficacité ni de la composition du produit par une autorité sanitaire américaine ou européenne.

Les phéromones humaines existent-elles vraiment

Les chercheurs considèrent qu'en tant que mammifère, l'humain a probablement des phéromones. Mais aucune n'a été identifiée à ce jour selon le protocole rigoureux appliqué aux autres espèces. Les quatre stéroïdes les plus cités ne reposent sur aucune preuve robuste, selon la synthèse publiée par Tristram Wyatt en 2015.

Combien coûte une cure complète de gummies phéromones NEMI

L'offre à 39,99 € comprend 60 gummies, soit trente jours à raison de deux par jour, environ 1,33 € par jour. La marque annonce des effets en quatre à huit semaines. Une cure de huit semaines nécessite donc deux commandes, soit 79,98 € au total.

Qui devrait éviter les gummies phéromones de NEMI

Le trèfle rouge apporte des isoflavones à activité œstrogénique, déconseillées par précaution en cas d'antécédent de cancer hormonodépendant. Le fenugrec est déconseillé pendant la grossesse. La L-arginine appelle à la prudence en cas d'herpès récidivant ou de traitement vasodilatateur. Demandez conseil à un professionnel de santé.

Cet avis ne remplace pas un conseil médical, les résultats varient d'une personne à l'autre.

Mis à jour le 19 juillet 2026

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